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Beau travail

Quand nos pickles prennent sens

· production,Andes,Pickles

Il y a des rencontres comme ça qui vous donnent envie d'aller toujours plus loin, de pousser les barrières.

C'est ce qui s'est produit quand nous avons fait connaissance avec les équipes du Potager de la Marianne, d'ANDES. Situé à Rungis, ce chantier d'insertion aide des hommes et des femmes à retrouver l'accès à l'emploi grâce à des qualifications acquises dans l'atelier. Ce sont Aziza, Sylvie et les autres qui lavent, coupent, bref, transforment nos bons légumes bio en pickles. Et qui ajoutent un peu de leur histoire à la notre.

Au coeur du M.I.N. de Rungis, cette immense capitale du miam qui ne s'arrête jamais ou presque, il fait bon marquer une pause dans cet atelier où se nouent de belles histoires. Celles d'hommes et de femmes relevant la tête grâce au retour à la vie active. Rencontres.

Aziza

A 35 ans, Aziza est "la doyenne" de l'atelier. 1 an déjà qu'elle a franchi les portes de l'atelier avec son regard doux et rieur.

La jeune femme a voulu se remettre au travail quand sa petite dernière est entrée à l'école. Et le bilan de cette année passée au chantier est très positif. Elle a gagné une formation et elle a repris confiance en elle. "Quand je suis arrivée j'étais timide, je n'osais pas trop parler. Maintenant on échange entre collègues, on rigole, ça se passe très bien." Son contrat se termine bientôt :" je cherche un travail dans la transformation, la production agro-alimentaire."

Sa collaboration avec Les 3 Chouettes ? "Ça me plait de remplir ces jolis petits pots de pickles et en plus c'est très bon !"

Sylvie

Au Congo, Sylvie avait son salon de coiffure, il y régnait une chaleureuse ambiance. Quand elle arrive en France en 2002, part en Alsace puis déménage à Paris, les choses se compliquent. "Je cherchais du travail mais je n'arrivais pas à trouver. Pôle Emploi a envoyé mon CV ici chez ANDES, j'avais très envie de venir y travailler." se souvient-elle en riant. Elle a fini par intégrer l'équipe en mai 2016.

"Ici j'ai appris beaucoup beaucoup. J'aime bien transformer vos légumes en bons pickles.

Et il y a une super ambiance. Si tu n'as pas compris, tu poses des questions. En fin de contrat j'espère trouver du travail dans la préparation de commandes ou dans la transformation."

Lydie

Lydie est la cheville ouvrière, l'encadrante technique. C'est un peu la maman ici. "On prend le temps de faire les choses correctement. Je travaille avec plaisir, on rigole, on ne donne pas de coups de fouets, on transmet et ça tourne impeccable !"

Autour de Lydie, beaucoup de femmes, mais elle se souvient du passage d'un homme qui a croisé sa route ici : "Jérémy, le seul gars que j'ai formé ici mais ça a été une réussite. Il est arrivé il avait 26 ans et il était tassé, déprimé, il avait fait des stages qui s'étaient mal déroulés. Il est reparti d'ici la tête haute, avec le sourire et une formation diplomante. J'ai eu de ses nouvelles récemment, cet été il part en colonie de vacances comme agent de cuisine, je suis vraiment heureuse pour lui !"

C'est forcément un sentiment ambivalent qui s'empare d'elle quand les filles quittent l'atelier pour un CDI : "On est tristes de les voir partir mais on est contents car on sait que c'est bien pour elles".

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